Début mai, la Direction générale de la cohésion sociale (DGCS) et la Direction générale de la santé ont publié un guide destiné à définir les contours de la reprise des modes d’accueil pour les enfants de 0 à 3 ans dans le contexte de pandémie. Problème : le texte n’aborde pas la question du handicap comme un moyen d’accès prioritaire pour les familles concernées, ce qui est pourtant le cas pour l’école. Dans une lettre ouverte à Sophie Cluzel, secrétaire d'État en charge des Personnes handicapées, dix-huit associations et fédérations ne manquent pas de le rappeler et demandent au gouvernement de revenir sur ce point.
Elles relèvent par ailleurs, dans ce courrier daté du 5 juin, des « interprétations restrictives » qui regroupent les enfants en situation de handicap et ceux avec des pathologies chroniques ou des facteurs de risque, nécessitant l’avis d’un médecin. « Nos organisations associatives et mutualistes regrettent, malgré le principe légal de non-discrimination, cette manière d’aborder une situation de handicap sous le prisme du soin et non des droits de la personne. »
Sur ce point, les signataires demandent donc d’affirmer « l’inutilité » du recours au certificat médical pour les enfants en situation de handicap n’ayant pas de problématique médicale spécifique à risque.