Recevoir la newsletter

L’ascendance migratoire est source d’inégalités

Article réservé aux abonnés

L’Insee et la Dares ont publié le 2 juillet la 4e édition d’Emploi, chômage, revenus du travail. Le dossier portant sur « le rôle des origines dans la persistance des inégalités d’emploi et de salaire » s’intéresse aux personnes immigrées et leurs descendants. Le premier constat est celui de « difficultés variables selon les origines » : les personnes originaires du Maghreb, des pays d’Afrique subsaharienne et de Turquie connaissent « les situations professionnelles les plus défavorables, avec un risque plus élevé de chômage, des emplois plus précaires ou moins bien rémunérés ».

Les personnes immigrées rencontrent certes des obstacles dans leur recherche d’un emploi adéquat pour des raisons liées à « la reconnaissance des qualifications étrangères, la maîtrise de la langue, les barrières administratives ». Mais les descendants d’immigrés, nés et scolarisés en France, « sont susceptibles de connaître les mêmes discriminations que les immigrés à l’embauche », pointe l’étude, l’une des rares à traiter des évolutions d’une génération à l’autre. Pour les personnes originaires du Maghreb, d’Afrique subsaharienne et de Turquie comme pour leurs descendants, les taux de chômage « excèdent de 10 à 20 points celui des personnes sans ascendance migratoire ». L’étude souligne que les écarts « inexpliqués » perdurent fortement pour certains groupes de descendants, particulièrement ceux d’hommes originaires du Maghreb et dans une moindre mesure d’Afrique subsaharienne. Ce qui suggère « des difficultés qui ne sont pas spécifiques aux immigrés, peut-être liées à de la discrimination à l’embauche ». D’autant que les immigrés de ces régions du globe « comptent parmi ceux qui maîtrisent le mieux le français ».

Les femmes immigrées restent les plus touchées par les différences avec la population sans ascendance migratoire, surtout celles originaires de Turquie et du Maghreb. L’écart du taux d’activité avec les femmes sans ascendance migratoire est de « 48 points pour les immigrées turques et de 34 points pour les immigrées maghrébines ». Quant à celles qui ont décroché un emploi, celui-ci est souvent précaire ou à durée limitée. Leur taux de temps partiel est de « 11 à 12 points supérieur à celui des femmes sans ascendance migratoire ».

Panorama de l’actualité

S'abonner
Div qui contient le message d'alerte
Se connecter

Identifiez-vous

Champ obligatoire Mot de passe obligatoire
Mot de passe oublié

Vous êtes abonné, mais vous n'avez pas vos identifiants pour le site ?

Contactez le service client 01.40.05.23.15

par mail

Recruteurs

Rendez-vous sur votre espace recruteur.

Espace recruteur