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« Une forme de sclérose de la gouvernance »

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« Les acteurs de l’éducation populaire ont aussi leur part de responsabilité devant les difficultés qu’ils rencontrent. La question de la gouvernance des organisations doit être interrogée. Les difficultés de renouvellement, d’accès aux responsabilités notamment pour les jeunes, le manque de parité sont autant d’indicateurs alarmants. Ils peuvent entraîner une forme de sclérose de la gouvernance de certaines structures et alimenter une sorte d’institutionnalisation préjudiciable à la mise en œuvre d’un projet d’éducation populaire », considère Jean-Karl Deschamps (Groupe des associations). Le Conseil économique, social et environnemental (Cese) souligne la nécessité de voir « comment un engagement de courte durée, très orienté terrain, peut être compatible avec une prise de responsabilités de plus long terme ». La proposition 20 de l’avis du Cese préconise d’inciter les structures de l’éducation populaire à limiter pour leurs dirigeantes et dirigeants à trois le nombre de mandats consécutifs ou à neuf ans, à favoriser l’accès des jeunes et à garantir la parité dans leurs instances statutaires. Dans ce cadre, il propose de renforcer le contenu de la charte d’engagements réciproques et les critères d’éligibilité à l’agrément « Jeunesse et éducation populaire » qu’il conviendrait d’évaluer tous les sept ans. Selon les co-rapporteurs du Cese, le manque de renouvellement est également influencé par « les changements structurels de la société française (mobilité forte des étudiants et cadres qui ne permettent pas de s’inscrire durablement dans un territoire, âge du premier contrat à durée indéterminée qui est sans cesse repoussé, chômage élevé aux effets désocialisants…) » et « des difficultés propres à la fonction de président ou de présidente d’organisation ».

« L’engagement des salariés du privé comme du public dans la vie associative, coopérative et mutualiste permet une montée en compétences qui, en plus de l’émancipation individuelle, peut bénéficier à l’employeur ». Dans cette optique, le Cese préconise de populariser les articles 10 et 43 de la loi « égalité et citoyenneté » de janvier 2017 et de faire une évaluation régulière de son application. « Cette loi permet à tous les bénévoles de bénéficier d’un congé pour siéger dans l’organe d’administration ou de direction d’une association. Elle permet aussi à des jeunes de 16 ans d’en assumer l’administration », rappelle-t-il.

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