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La Garantie jeunes dope le taux d’emploi

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Huit mois après l’entrée dans le dispositif, 29 % des bénéficiaires de la garantie jeune sont en emploi, 41 % au bout de 19 mois, pour un taux d’emploi qui augmente de dix points après onze mois.

Ces chiffres encourageants sont révélés par la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares) dans sa publication La Garantie jeunes : quels jeunes et quel bilan après cinq ans ? du 17 avril. L’étude porte sur les jeunes entrés dans le dispositif entre octobre 2013 – à sa création – et juillet 2018, soit 229 000 personnes. « Conformément à la cible du dispositif, ces jeunes ni en emploi, ni en études, ni en formation1 au moment de l’entrée en Garantie jeunes connaissaient une situation économique et sociale précaire et présentaient des freins importants à l’emploi », indique la Dares en préambule. Au rang desquels : peu ou pas de diplômes (la moitié d’entre eux n’ont pas validé une formation de niveau CAP-BEP), absence de permis B pour les deux tiers de ces jeunes (contre 70 % des jeunes de cette classe d’âge) qui entraîne des problèmes de mobilité pour 22 % d’entre eux, difficultés à se mettre en valeur ou à se vendre (20 %), manque d’expérience professionnelle (16 %)… En ce qui concerne les difficultés économiques et sociales, ces jeunes sont souvent en situation d’isolement, qu’ils aient connu la rue (6 %), une rupture avec la famille (21 % n’ont pas eu de contact avec leur père dans l’année), ou qu’ils n’aient personne vers qui se tourner en cas de difficulté financière (31 %). La plupart d’entre eux étaient d’ailleurs, au moment de leur entrée dans le dispositif, déjà suivis par la mission locale. En moyenne, ils sont accompagnés durant onze mois, jalonnés de séances de coaching individuelles ou collectives (recherche d’emploi, savoir-être…) et de 54 jours d’immersion en entreprises, pendant lesquels ils touchent 3 900 euros d’allocation. Si 22 % d’entre eux quittent le dispositif de manière anticipée, en moyenne au bout de 7,5 mois, ils sont 2 % à se voir offrir une prolongation de leur Garantie jeunes après un an d’accompagnement, dans la limite de six mois. Mais parmi ceux qui s’en vont, un tiers le font en emploi, en formation qualifiante ou certifiante.

Notes

(1) Appelés aussi NEET (Not in Education, Employment or Training).

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