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« L’équilibre économique des résidences autonomie est fragile »

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Le groupe Arpavie est le plus gros gestionnaire associatif de résidences autonomie. Interview de Michel Chatot son président.
À l’heure où la CNSA porte de plus en plus l’idée d’une société inclusive, d’un habitat inclusif, les résidences autonomie correspondent-elles encore aux attentes des personnes âgées ?

Le groupe Arpavie défend le modèle des résidences autonomie auquel il croit beaucoup et s’inscrit pleinement dans l’offre émergente d’habitat inclusif et intermédiaire voulu par la CNSA (Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie) et consacré par la loi « ASV » (relative à l’adaptation de la société au vieillissement). Dans ses résidences autonomie, Arpavie offre à la personne âgée « un chez-soi », un lieu de vie ordinaire et inscrit durablement dans la vie de la cité, avec un accompagnement adapté pour permettre cette inclusion sociale et une offre de services individualisée et diversifiée. Les forfaits autonomie ont permis aux résidences autonomie du groupe de proposer et de développer de façon plus systématique des activités de prévention de la perte d’autonomie. Arpavie a constitué un catalogue central de près de 40 actions qui vont de l’aide ponctuelle aux courses aux ateliers divers (mémoire, équilibre, diététique, jardinage, chorale…). Arpavie propose également de l’habitat diffus (logement éclatées ou soleil) dans plusieurs de ses résidences, comme à Elancourt (Yvelines) ou à Eragny (Val-d’Oise), où il existe une résidence principale et une dizaine d’appartements dans les résidences « banalisées » aux alentours – avec la possibilité pour les personnes âgées de bénéficier des mêmes prestations socles que les autres (restauration, animation, sécurité, téléphonie…).

Vos résidences autonomie subissent-elles la concurrence des résidences services seniors ?

Souvent, les résidences autonomie du groupe Arpavie sont dans des quartiers dits « politique de la ville ». Les groupes de résidences services seniors ne lancent pas de projets de construction dans ces quartiers. On constate, par ailleurs, que le secteur privé lucratif ne se positionne pas sur le segment des résidences autonomie car le modèle économique est compliqué. Les résidences autonomie proposent des redevances raisonnables pour les résidents, entre 600/700 € par mois et 1 000/1 100 € pour les plus chères, avec tout un panel de services fournis et compris. Dans ces conditions, l’équilibre économique de ces établissements est fragile.

En mars dernier, la DGCS a publié les trois conventions types que les résidences autonomie peuvent signer auprès d’un EHPAD, un SSIAD ou d’un établissement de santé. Comment le groupe va-t-il se saisir de ces textes ?

Ces conventions sont un préalable à l’accueil de personnes relevant de GIR 1 à 4 à l’entrée en résidence autonomie, permettant de sécuriser les éventuels besoins de soins et de continuité de ces derniers, dans la limite de 15 % des résidents et sous réserve d’un GMP inférieur à 300. Cette possibilité réinterroge les projets d’établissements qui sont les nôtres, confortant le rôle des résidences autonomie dans le parcours résidentiel et d’inclusion dans la cité des personnes en avancée en âge. Dans le futur, on aura une complémentarité et une interaction plus importantes entre les Ehpad et les résidences autonomie.

Repères

Le groupe Arpavie a été fondé le 1er juillet 2016 par la Caisse des dépôts et consignations et Action logement, qui ont décidé de rapprocher les associations préexistantes Arefo/Arpad et Arepa. Le groupe est gestionnaire de 46 Ehpad, 77 résidences autonomie, une résidence services et un Ssiad.

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