De manière à « compenser les disparités, les écarts salariaux et la cherté de la vie » dans les départements de la Guadeloupe et de la Guyane, une prime ayant la nature de salaire - dénommée « prime de vie chère » - va être versée, avec effet rétroactif au 1er janvier 2006, aux salariés des établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux privés à but non lucratif assujettis à la convention collective nationale du 31 octobre 1951. C'est ce que prévoient deux accords qui viennent d'être agréés. Daté du 30 mai 2006, le premier concerne la Guadeloupe. Le second, du 2 juin dernier, vise la Guyane.
Dans les deux cas, cette prime est payée mensuellement à tout salarié embauché en contrat à durée indéterminée ou à durée déterminée, sans condition d'ancienneté, et quel que soit le métier ou le poste occupé. Son montant est l'équivalent de 20 % du salaire brut conventionnel de l'intéressé, hors éléments variables de rémunération. Elle ne peut en aucun cas se cumuler avec aucune autre prime dite « de vie chère » ayant le même objet.
A noter qu'une prime similaire, répondant aux mêmes modalités, a été mise en place à la Martinique, par un accord du 12 mai 2006 agréé en juillet (1).
(1) Voir ASH n ° 2468 du 8-09-06, p. 16.