En début d'année, le diplôme d'Etat de technicien de l'intervention sociale et familiale (TISF) a été réformé et ouvert à la validation des acquis de l'expérience (VAE) et à la formation initiale continue (1). La direction générale de l'action sociale (DGAS) en précise aujourd'hui les contours.
Sans revenir en détail sur les conditions d'accès à la formation préparant au diplôme, la circulaire souligne que les notes des épreuves écrites d'admissibilité et de l'épreuve orale d'admission à la formation ne sont pas compensables entre elles afin de ne pas pénaliser les candidats ayant bénéficié d'une validation partielle du diplôme lors d'une session précédente et dispensés de l'épreuve écrite. Pour ces personnes, un entretien avec un responsable pédagogique du centre de formation sera toutefois organisé afin de déterminer un programme individualisé de formation, et vérifier leur aptitude à s'inscrire dans le projet pédagogique de l'établissement.
Concernant l'épreuve orale, l'administration insiste sur le fait qu'il ne s'agit pas de « vérifier à nouveau les pré-requis de niveau attestés par les diplômes détenus et/ou par l'épreuve écrite d'admissibilité ». L'objectif est de « vérifier que le candidat a l'aptitude et l'appétence pour la profession », de « repérer d'éventuelles incompatibilités du candidat avec l'exercice professionnel, ainsi que son potentiel d'évolution personnelle et professionnelle » et de « s'assurer de [son] aptitude à s'inscrire dans le projet pédagogique de l'établissement de formation ». Le règlement d'admission de ce dernier - porté à la connaissance des candidats avant leur inscription aux épreuves d'admission - doit déterminer les critères permettant de départager les candidats ayant obtenu la même note à l'épreuve d'admission.
Il appartient à chaque établissement de formation d'informer systématiquement les postulants de la date limite des inscriptions aux épreuves d'admission, cette date s'imposant à tous, y compris à ceux ayant obtenu une partie du diplôme par la VAE et souhaitant s'engager dans un parcours de formation. A noter : avant l'inscription des candidats à ces épreuves, l'établissement doit également les informer du nombre de places disponibles et de celles ouvertes en formation initiale. Les candidats déposent alors un dossier auprès de cet établissement comprenant : une lettre de motivation, les copies d'une pièce d'identité et de tous les diplômes et documents justifiant une dispense de l'épreuve écrite d'admissibilité, ainsi que l'indication du statut du candidat (formation initiale ou continue) et les pièces le justifiant (attestation de l'employeur, décision d'acceptation d'un congé individuel de formation...).
Les candidats peuvent bénéficier, selon le diplôme qu'ils possèdent, de dispenses ou d'allégements de domaines de formation récapitulés en annexe 4 de l'arrêté. En fonction de ceux-ci, l'établissement de formation établit, pour chaque candidat, un programme individualisé de formation qui prévoit les enseignements théoriques, les modalités de l'enseignement pratique et la durée de la formation dans sa globalité. Ce programme doit être établi avec l'étudiant, qui n'est « pas tenu d'accepter les allégements qui lui sont proposés ». Cependant, une fois signé, cet engagement est irrévocable.
Les stages feront l'objet d'évaluations, dont les conclusions sont portées au livret de formation de l'étudiant. Ainsi, deux visites de stage au minimum seront organisées par l'établissement de formation, l'une lors du stage relatif au domaine de formation « conduite du projet d'aide à la personne », et l'autre, lors du stage sur la « transmission des savoirs et des techniques nécessaires à l'autonomie des personnes dans leur vie quotidienne ».
Enfin, une session subsidiaire du diplôme d'Etat de TISF pourra être organisée pour les candidats qui, en raison de « force majeure », n'auront pas pu participer à la session pour laquelle il s'étaient inscrits.