Parus en plein mois d'août, les décrets réformant la pension de réversion suscitent une telle levée de boucliers, notamment du côté des organisations syndicales et de leurs unions de retraités, que le gouvernement a demandé une étude complémentaire au Conseil d'orientation des retraites (voir ce numéro).
Les critiques ne manquent pas non plus du côté associatif. Les ressources prises en compte sont élargies tandis que le plafond reste inchangé , ce qui exclura des milliers de bénéficiaires du dispositif, constate la FNATH (L'association des accidentés de la vie) (1).
Surtout des femmes, note l'Union nationale des associations familiales (UNAF) (2) . Elle le regrette d'autant plus que la mesure s'ajoute à d'autres dispositions de la réforme des retraites qui, « en accroissant la contributivité du système », pénaliseront surtout les mères de famille qui « ont dû consentir des sacrifices sur leur carrière professionnelle ». Les conditions fixées donneront aux pensions de réversion « le caractère d'un minimum social », ajoute l'UNAF qui, étonnée de la « désinvolture » de la décision, « demande très instamment aux pouvoirs publics » de la réexaminer. Plus précise, la FNATH revendique « un relèvement conséquent du plafond de ressources qui conditionne le droit à cette pension ».
(1) FNATH : 38, boulevard Saint-Jacques - 75014 Paris - Tél. 01 45 35 00 77.
(2) UNAF : 28, place Saint-Georges - 75009 Paris - Tél. 01 49 95 36 00.