Le 21 janvier, à une très faible majorité (11 voix pour et 10 contre), et contre l'avis des organisations syndicales et des associations de défense des victimes de l'amiante, le conseil d'administration du Fonds d'indemnisation des victimes de l'amiante a adopté un barème et des montants d'indemnisation des préjudices (1). Ils sont indicatifs, « naturellement, la réparation [des victimes] sera individualisée » a rappelé, le même jour, le ministère des Affaires sociales, du Travail et de la Solidarité.
La réaction des associations ne s'est pas fait attendre. Dès le lendemain, la Fédération nationale des accidentés du travail et des handicapés (FNATH) (2) a regretté le refus du gouvernement d'engager une véritable négociation à partir des propositions qui lui ont été faites, ce qui n'a pas permis d'aboutir à « un compromis acceptable ». Elle veillera désormais à ce que le nouveau barème soit appliqué « avec tout le discernement nécessaire pour garantir une juste indemnisation des victimes ».
(1) Voir ASH n° 2291 du 27-12-02.
(2) FNATH : 38, boulevard Saint-Jacques - 75014 Paris - Tél. 01 45 35 00 77.