Depuis le 16 mai dernier, date de sa mise en service, le numéro de téléphone gratuit « 114 », destiné à lutter contre les discriminations raciales (1), a été l'objet de 281 000 sollicitations pendant ses heures d'ouverture, indique le ministère de l'Emploi et de la Solidarité dans une circulaire du 2 août. Plus de 2 750 fiches ont été transmises aux secrétariats permanents des commissions départementales d'accès à la citoyenneté (CODAC) pour traitement local. La moyenne journalière semble se stabiliser autour de 30 fiches transmises, correspondant à un rythme d'environ 9 000 à 10 000 signalements par an.
Les discriminations rapportées couvrent des domaines variés et sont cumulatives dans 12 % des cas. L'emploi, la vie professionnelle et la formation figurent de très loin au premier rang et sont cités dans 41 % des appels. Les questions touchant au logement se situent au deuxième rang (13,9 %) puis viennent les rapports avec la police ou la gendarmerie (11 %), l'accès aux lieux de loisirs ou de vacances (9,3 %), à l'éducation, les transports, les services de justice ou la santé.
Les auteurs des discriminations rapportées sont, dans les deux tiers des cas, des institutions, dont 51 % sont des services publics et 40 % des entreprises.
Quant aux appelants, ce sont majoritairement des hommes (62 %) et leur moyenne d'âge se situe autour de 35 ans.
(1) Voir ASH n° 2167 du 19-05-00.