Deux textes du ministère de l'Education nationale viennent apporter des précisions sur les enseignements généraux et professionnels adaptés dans le second degré.
En offrant aux élèves qu'ils scolarisent une formation conduisant au minimum à une qualification de niveau V, les enseignements adaptés « contribuent [...] à la lutte contre l'exclusion », souligne tout d'abord le ministère dans une note de service consacrée à la mise en œuvre de la rénovation de ces enseignements. Une rénovation dont les objectifs ont déjà fait l'objet d'une circulaire au début de cette année (1). Il importe particulièrement de veiller, insiste le ministère, à la bonne organisation des enseignements de la 6e à la 3e et à ce que chaque élève, à l'issue de la classe de 3e, se voie offrir une solution adaptée à sa situation personnelle. Des objectifs qui pourront être atteints grâce à la mise en réseau des établissements et, notamment, des sections d'enseignements général et professionnel adaptés (SEGPA) dont les divisions comprennent environ 16 élèves, avec les lycées professionnels et les centres de formation des apprentis.
L'objet du deuxième texte, une circulaire, est de donner des orientations pédagogiques pour la formation commune de la classe de 6e à la classe de 3e. Les enseignements adaptés s'appuient sur des principes et méthodes pédagogiques - prise en charge personnalisée des élèves, processus d'apprentissage centré sur l'élève, organisation pédagogique spécifique au sein du collège - qui « en fondent l'efficacité » et « prennent en compte les difficultés rencontrées par chaque élève », indique le ministère. Lequel précise également les objectifs prioritaires des classes. Celle de 6e doit ainsi permettre à l'élève « de s'approprier ou se réapproprier des savoirs en redynamisant les apprentissages ». Les classes de 5e et de 4e fortifieront et développeront ces apprentissages tandis qu'en 3e, l'élève doit être préparé à la poursuite ultérieure d'une formation diplômante. Quant aux disciplines enseignées, en particulier le français, les mathématiques, l'éducation civique, la technologie, la vie sociale et professionnelle, elles doivent donner aux élèves « les connaissances essentielles pour accéder à la culture de leur époque » et leur permettre « de devenir des personnes autonomes et des citoyens ».
(1) Voir ASH n° 2056 du 30-01-98.