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Quelles trajectoires après un CES ou un SIFE ?

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En septembre 1995, dix-huit mois après leur entrée en contrat emploi-solidarité  (CES)   (1), 36 % des bénéficiaires sortis de la mesure occupaient un emploi. C'était également le cas de 48 % des personnes passées par un stage d'insertion et de formation à l'emploi  (SIFE). Mais, parmi ces emplois, la part du travail précaire était prépondérante. C'est ce qu'indique une étude du ministère de l'Emploi et de la Solidarité, portant sur les trajectoires après un CES ou un SIFE  (2). Ainsi, 42 % des titulaires d'un CES et 32 %des stagiaires en SIFE sont restés sans emploi depuis leur sortie du dispositif. Plus âgés et moins bien formés que la moyenne des bénéficiaires, il s'agit assez souvent de femmes. On trouve, ensuite, les personnes ayant occupé un seul emploi depuis leur sortie de la mesure, soit 43,4 % après un CES et 48,3 % après un SIFE. Un peu plus jeunes et un peu mieux formées que celles restées au chômage, elles sont relativement nombreuses à bénéficier d'un nouveau contrat aidé  (CES 29,7 % et SIFE 47,4 %). On compte également une proportion non négligeable d'anciens stagiaires devenus créateurs d'entreprise  (6,4 %). Cependant, la majorité (six sur dix) n'a pu obtenir que des emplois à durée déterminée ou en intérim. Enfin, le dernier groupe est constitué de ceux ayant occupé deux emplois depuis leur sortie de la mesure : 14 % des bénéficiaires de CES et 19 % des personnes passées en SIFE. Une trajectoire qui concerne un public plutôt masculin et jeune, les contrats précaires étant encore plus nombreux. D'où, observent les chercheurs, « l'importante difficulté de progression vers la stabilité ». D'une façon générale, analysent-ils, les trajectoires des bénéficiaires après leur sortie des dispositifs reflètent leurs parcours antérieurs. Ainsi, les jeunes accèdent généralement à des emplois de courte durée tandis que les plus âgés restent menacés par le chômage de longue durée ou par une sortie anticipée de la vie active. A noter que plus du quart des personnes ayant occupé un emploi après leur sortie de CES ont été embauchées, sous un autre statut, chez le même employeur. Et plus de huit sur dix occupaient toujours cet emploi au moment de l'enquête. De même, 15 % des stagiaires ont été recrutés par l'entreprise qui les a accueillis en formation, les trois quarts étant encore en poste. Enfin, même si les anciens bénéficiaires n'accordent, pour la plupart, que peu de crédit au CES ou au SIFE comme moyen de retourner à l'emploi, la grande majorité d'entre eux reconnaissent que leur passage dans la mesure a constitué une expérience positive de réinsertion sociale « grâce à la rupture de l'isolement provoqué par le chômage ».

(1) Sur le nombre de CES en 1996, voir ASH n° 2035 du 5-09-97. (2) Cette étude a été réalisée auprès de 7 000 bénéficiaires entrés, en mars 1994, en CES ou en SIFE. Premières synthèses n° 43.1 d'octobre 1997.

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