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Premiers enseignements de l'enquête travail social CFDT Interco

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Les salariés de l'action sociale des départements veulent être informés et écoutés. C'est l'un des premiers enseignements de l'enquête Le travail social en question, menée en 1997 par la CFDT Interco (1), et dont le dépouillement complet ne devrait être achevé qu'en janvier 1998 (2). Une analyse préliminaire, effectuée sur la base de 2 600 enquêtes, permet néanmoins d'observer quelques grandes tendances au niveau national. Sachant, précisent les responsables fédéraux, qu'il existe des différences parfois assez notables selon les professions et les départements.

L'enquête met ainsi en lumière un véritable déficit d'information et de concertation au sein des services sociaux départementaux, neuf personnes sur dix estimant être mal informées. Parmi les reproches égrenés : rareté ou irrégularité des réunions, fiches de postes peu ou pas connues et manque de discussion sur les projets d'informatisation. Parallèlement, les agents ont souvent l'impression de ne pas avoir droit à la parole pour les décisions relatives au travail - « les décisions sont prises ailleurs », se plaint-on - et d'être assez peu considérés par leur hiérarchie. 50 % des personnes interrogées estiment d'ailleurs que les relations hiérarchiques se sont dégradées au cours de ces dernières années.

C'est aussi un réel sentiment d'érosion des conditions de travail qui ressort de l'enquête. Près de deux agents sur trois ressentent en effet « une forte dégradation quant au rythme et à l'intensité du travail ». De même, « la pression des usagers » est souvent mal vécue ainsi que la diversification des missions et des partenariats, en particulier chez les assistantes sociales. Quant à l'ambiance de travail, on la considère généralement bonne même si une personne sur dix la juge « dure, voire difficile ».

En dépit de ces difficultés, la grande majorité des personnels des services sociaux départementaux font « preuve d'autonomie et ont une capacité à pallier les dysfonctionnements institutionnels », observe-t-on à la CFDT Interco où l'on explique que la « débrouillardise et le travail en équipe y sont pour beaucoup ». Un grand nombre de personnes manifestent d'ailleurs un fort attachement au travail en équipe, qu'elles exercent une fonction sociale, médicale ou administrative. Au final, les personnels ne se montrent pas opposés aux changements (nouvelle organisation des services, informatisation...), ils souhaitent simplement être davantage associés. Et, concernant l'évaluation de leur travail, ils demandent des critères négociés et précis.

Notes

(1)  CFDT Interco : 47/49,  avenue Simon-Bolivar - 75950 Paris cedex 19 - Tél. 01 40 40 85 50.

(2)  L'enquête a été menée auprès de 7 103 personnes. Parmi celles-ci, 90 % sont des femmes et la moitié a plus de 40 ans. Il s'agit de travailleurs sociaux dans 50 % des cas (dont un tiers d'assistantes sociales polyvalentes). Au total, 70 % ont un niveau égal ou supérieur à bac + 2. Voir ASH n° 2022-2023 du 16-05-97.

LE SOCIAL EN ACTION

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