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La conférence nationale de santé fixe dix priorités de santé publique

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Un peu plus de dix jours après la fin de la conférence nationale de santé (1), ses 72 membres ont remis, le 16 septembre, à Jacques Barrot et Hervé Gaymard les conclusions de leurs travaux. S'appuyant sur le rapport du Haut Comité de la santé publique (2), la conférence a retenu dix priorités de politique de santé publique, « d'égale importance », et des orientations pour la prise en charge des soins. Parmi celles-ci, elle recommande de :

  garantir pour tous l'accès à des soins de qualité. La conférence se prononce pour la mise en place de la couverture maladie universelle, l'extension du tiers payant et de l'exonération du ticket modérateur extra-hospitalier, sous condition de ressources, et le développement des dispositifs complémentaires adaptés destinés à faciliter le retour dans le système commun (dispositifs précarité, centres de crise, structures pré et post-hôpital, places d'hébergement médicalisé)  

  réduire les inégalités de santé intra et interrégionales en analysant les mécanismes de ces inégalités et en s'appuyant sur les travaux des conférences régionales de santé 

  donner des moyens à la promotion de la santé et à son évaluation. La conférence préconise notamment d'augmenter et de redéployer les fonds de prévention des organismes d'assurance maladie. L'objectif étant de dégager les ressources nouvelles nécessaires « pour une prévention moderne », reposant par exemple sur l'établissement de coopérations contractuelles entre les travailleurs sociaux et le système de soins hospitaliers, ou sur le développement d'activités d'éducation et de prévention nouvelles par les médecins libéraux. La conférence propose donc que le pourcentage de leurs dépenses affecté aux actions d'éducation et de prévention par les organismes payeurs, obligatoires et facultatifs, soit fixé annuellement et connu du Parlement 

  coordonner les actions en faveur de l'enfance pour mieux en assurer la continuité, par exemple en mettant en commun outils et savoir-faire du sanitaire au social et de l'institutionnel à l'ambulatoire, notamment par des formations pluridisciplinaires et interpartenariales 

  renforcer immédiatement les actions et les programmes de prévention-éducation visant à éviter les dépendances (alcool, tabac, drogue, médicaments psychotropes) chez l'adolescent. A cette fin, les 72 membres se prononcent en faveur de la reconnaissance, dans les activités des professionnels de santé libéraux, d'un temps de santé public ou médico-social et de la complémentarité des savoir-faire existants (santé scolaire, réseaux associatifs, professionnels de santé...)  

  maintenir en milieu de vie ordinaire les personnes âgées dépendantes qui en font librement le choix. Mettre en place rapidement une allocation autonomie conçue comme un instrument de renforcement de l'autonomie et non comme une assistance, favoriser les capacités des malades et de leur entourage dans l'apprentissage de la gestion quotidienne de leur maladie ou de leur handicap, ou encore coordonner des réseaux professionnels de proximité autour des personnes âgées dépendantes et leur entourage pour faciliter leur maintien à domicile, telles sont les principales propositions de la conférence dans ce domaine.

Ce rapport sera transmis au Parlement lors de la discussion du projet de loi de financement de la sécurité sociale.

Notes

(1)  Voir ASH n° 1987 du 6-09-96.

(2)  Voir ASH n° 1986 du 30-08-96.

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