Le 17 janvier, lors de ses vœux à la presse, Jacques Barrot, ministre du Travail et des Affaires sociales, a indiqué qu'aucun calendrier n'était encore établi pour la loi-cadre contre l'exclusion (1), pour laquelle « les choix ne sont pas fixés ». Le gouvernement n'a pas encore défini la dimension qu'il donnera à cette loi, celle de l'exclusion en elle-même ou de ses « prolongements, l'emploi, le logement, la maladie », a-t-il avoué.
Quant au RMI, le ministre a indiqué que la loi pourrait développer davantage les expériences d'insertion, notamment en matière « d'activation » des dépenses. Il pourrait s'agir, notamment, de transformer l'allocation en contrat emploi-solidarité. « Il ne faut pas oublier que le RMI reste une planche de salut », a-t-il ajouté. Et « nous avons tous les moyens » de le faire appliquer correctement, le ministre ne souhaitant pas voir « alimenter les campagnes qui laissent entendre » que cette disposition est « marquée par des abus ».
(1) Voir ASH n° 1952 du 8-12-95.